Seconde édition — pièce de la livraison
e2 — Protocole du chantier de la seconde édition
Chantier : seconde édition de « À l’épreuve du flux
— Une ontologie processuelle de la donnée ». Rôle :
dispositif. Le protocole gouverne le cycle de session, le régime
des fichiers, le nommage, la bascule, la livraison et la politique de
version. Il ne gouverne ni le geste de rédaction ni le
contrôle, qui relèvent de e2_charte.md. Session
productrice : S18, branche corrective. Remplace
: le protocole v1 (S0), sous le même nom. État
: livré.
§1. Statut et portée
Partage des compétences, sans recouvrement. La charte tranche le geste de rédaction et le contrôle — arbitrages actés, règles d’épuration, principe éditorial, table des formulations, précondition d’intégrité, règles transversales, six bancs, inventaire des images, registre R7. Le protocole tranche le dispositif — cycle, fichiers, nommage, bascule, livraison, version. En cas de doute sur un objet de fond, la charte tranche ; sur un objet de dispositif, le protocole tranche. Le §12 de la charte renvoie ici ; le présent paragraphe renvoie là. Aucun objet n’est gouverné deux fois.
Ce que le protocole ne redéfinit pas, et où le lire. Les arbitrages actés — charte §2. Les règles d’épuration R1 à R7 — charte §3. La précondition d’intégrité et ses sept contrôles P0 à P6, plus le verdict P7 — charte §6. La qualification usage, mention, négation, citation — charte §7.1. Les régimes É, X, R et I, et leur agrégation — charte §7.2. La discipline des passes — charte §7.3. Les six bancs et leurs critères — charte §8. L’inventaire des images et des représentations — charte §9. Le registre R7, ses champs, son identité et sa clé de tri — charte §10.
Registre. Le protocole est écrit dans un registre normatif impersonnel. Les deux gestes que le dispositif demande à l’auteur sont énoncés en clair au §2.5 ; ils sont la vérité opérationnelle du chantier et ne se déduisent d’aucune autre règle.
Autorité de l’état courant. Un nom de fichier désigne un état, et un seul : le plus récent fait foi. Les fichiers sans préfixe
e2_sont l’édition 1, source gelée, jamais modifiée.
§2. Le dispositif
La base de connaissances est le dépôt du chantier. Elle porte deux mondes que le préfixe
e2_suffit à trier : les sources gelées de l’édition 1, qui sont la matière et que le chantier ne touche pas ; et l’état courant de l’édition 2, que les sessions font avancer.La base est plate. Elle n’admet pas de sous-dossier. La convention de nommage du §7.1 en tient lieu. Un sous-dossier qui existerait dans la bibliothèque est hors du périmètre actif au sens du contrôle P0 de la charte : il n’est jamais parcouru, et son nom est consigné comme fait d’environnement, sans effet sur le verdict.
Les pièces sont lues en intégral, sur disque. Une session dispose de la totalité des sources et de l’état courant sans qu’aucune pièce jointe soit nécessaire. Le relevé de consultation du §3.2 en rend compte.
L’insertion au dépôt réel est différée. La note d’insertion
e2_note_d_insertion.mdporte la liste exacte des remplacements, ajouts, retraits et archivages, pour que l’insertion se fasse en une passe, sans reconstitution de mémoire.Les deux gestes de l’auteur, énoncés en clair. À la clôture de chaque session, l’auteur télécharge les livrables, puis les ajoute à la base de connaissances du projet. Ces deux gestes closent la session et font avancer l’état du chantier sur disque. Aucun autre geste de manipulation de fichiers n’est demandé. Lorsqu’un livrable est un remplacement, le geste d’ajout est précédé de la suppression de l’état antérieur, conformément au §7.3.
§3. Le cycle de session — sept temps
Les sept temps s’exécutent dans cet ordre. Aucun n’est facultatif ; aucun ne s’anticipe.
§3.1 Premier temps — intégrité
La session exécute la précondition d’intégrité du §6 de la charte, ses sept contrôles P0 à P6, et rend le verdict P7 : OUVERT ou ARRÊT.
Rien ne s’ouvre sur un ARRÊT. Un état ARRÊT interdit toute production, toute lecture productive et toute exécution de banc, selon le §6.8 de la charte. La session consigne l’arrêt, sa cause nommée, et la mention explicite qu’aucun banc n’a été exécuté ou qu’aucun résultat de banc n’est retenu. Le retour à OUVERT exige la correction de la cause puis la réexécution intégrale de P0 à P6 sur l’état corrigé.
La précondition ne crée aucun fichier auxiliaire. Ses sorties vivent sur la sortie standard pendant son exécution et ne sont transcrites dans la note de session qu’après verdict OUVERT.
§3.2 Deuxième temps — lecture
Les pièces normatives que la session doit connaître sont lues en intégral, avant toute production. La session produit un relevé de consultation distinguant trois régimes : les pièces lues intégralement ; les pièces lues par sections instruites, avec les sections nommées ; les pièces vérifiées présentes mais non lues au fond, avec le motif.
Une pièce que la session cite ou dont elle tire un verdict est nécessairement dans le premier ou le deuxième régime. Aucune session ne conclut sur une pièce du troisième régime.
§3.3 Troisième temps — mini-cadrage
La session soumet un cadrage portant : l’état mesuré, le périmètre de la session, l’architecture de ce qu’elle produira, les points contestés avec une recommandation explicite pour chacun, et les arbitrages qui exigent réellement un verdict.
Le cadrage est soumis avant toute production. La session attend la validation de l’auteur. Un cadrage qui ne distingue pas ce qui est proposé de ce qui est acquis est irrecevable.
§3.4 Quatrième temps — arbitrages
Les arbitrages sont sollicités par lots lisibles, chacun portant son objet, ses options, leur coût et une recommandation motivée.
Portée d’une validation. Une validation vaut pour le lot présenté, et pour lui seul. Elle ne vaut jamais pour un point non encore instruit, ni pour une conséquence non énoncée dans le lot. Une session qui étendrait une validation au-delà de son lot commet une faute de dispositif.
Ce qui n’est pas un arbitrage. Une correction méthodologique, une mesure reproductible, une conséquence mécanique d’un arbitrage déjà rendu ne se soumettent pas : elles s’appliquent et se déclarent. Soumettre à l’auteur ce qui n’appelle pas son verdict dilue les verdicts qui l’appellent.
§3.5 Cinquième temps — production par lots
- Avant chaque lot, la session présente AVANT→APRÈS et le coût, puis attend le verdict.
- Les livrables sont intégraux. Une session ne livre jamais de fragment destiné à être recollé par l’auteur.
- Aucune extension du corpus n’est proposée. Un manque réel est déclaré comme manque ; l’auteur décide de son remède.
- La voix, les images et la dramaturgie source → torrent → lecteur sont préservées.
- Toute vérification se fait sur pièces, jamais de mémoire, jamais sur la seule foi d’un auditeur ou d’une trace.
- En-tête minimal d’un fichier de chapitre, lorsqu’une session en produit un : tome, document, session productrice, état. La branche corrective n’en produit aucun, les trois tomes étant assemblés depuis S16 ; la règle demeure pour tout retour à une production par chapitres.
§3.6 Sixième temps — contrôles ciblés
La session exécute les bancs de la charte que le lot appelle, et eux seuls. Un banc non appelé n’est pas exécuté ; un banc appelé l’est intégralement, sur tout son périmètre.
Chaque banc rend son résultat agrégé selon le §7.2 de la charte : conforme, conforme avec réserves, échec, ou exécution invalide. Le résultat d’ensemble suit la même hiérarchie : un banc en exécution invalide rend l’ensemble invalide.
Le banc 3 est repassé après toute coupe du banc 4, jamais présumé.
§3.7 Septième temps — note de session
La note de session est un livrable au même titre que les autres. Elle porte, dans cet ordre :
- l’état final de la base : cardinal, empreintes des pièces touchées, verdict d’intégrité ;
- les arbitrages rendus, avec leur portée exacte ;
- les AVANT→APRÈS des points de fond ;
- l’inventaire R7 de la session, au format du §6 ;
- les contrôles ciblés et leurs résultats agrégés ;
- la liste exacte des ajouts et des remplacements, selon le §7 ;
- les questions ouvertes et les projets d’erratum au sens du §7.5 de la charte ;
- l’amorce de la session suivante, autoportante.
L’amorce est autoportante. Elle contient tout ce que la session suivante doit savoir pour s’ouvrir sans reconstitution : périmètre, pièces à lire, acquis protégés, points fermés. Une amorce qui suppose la mémoire de la session précédente est irrecevable.
§4. Régime des rapports
Aucun rapport ne porte un total seul. Un décompte nu n’est ni une preuve de conformité ni une preuve de défaut.
Toute occurrence rapportée porte trois choses : son localisateur, au sens du §8.1 de la charte — cible physique canonique à ses huit composants, plus une citation-ancre de quinze mots au plus, jamais un numéro de ligne ; son contexte, c’est-à-dire l’empan borné qui permet de la juger ; et sa qualification selon le §7.1 de la charte, avec la marque opératoire relevée.
Tout décompte porte sa méthode déclarée : l’outil, le motif complet avec ses variantes énumérées et ses exclusions, l’unité comptée, et la normalisation appliquée. Un décompte sans méthode déclarée n’est pas recevable.
Un décompte est en régime I. Il ne fonde aucun verdict. Une variation de total, quelle que soit son amplitude, est informative et ne conclut rien.
Deux décomptes de méthodes différentes ne se comparent pas. Lorsqu’une session reprend une mesure antérieure produite sous une autre méthode, elle le déclare et s’abstient de conclure de l’écart.
Trois régimes de cardinalité, à ne jamais confondre. La règle qui interdit d’inscrire une mesure comme constante ne vaut que pour le premier des trois.
Cardinalité mesurée — valeur qu’un passage établit sur l’état courant. Elle est un paramètre d’état : rapportée avec la définition de l’unité qui la produit, recalculée à chaque passage, en régime I. Elle n’est jamais inscrite comme constante, ni dans la charte, ni dans le protocole, ni dans une amorce. Une variation d’un passage à l’autre est informative et ne conclut rien. Relèvent de ce régime les paramètres
N_lexique,N_lignes_table,N_engagement,N_asterisques,N_marqué,N_O1et les effectifs de grades du banc 2 ; les décomptes d’images du banc 3 ; les mesures de charge du banc 4.Cardinalité gelée — valeur normative acquise, fixée par la charte ou par un verdict d’auteur, et qui ne se remesure pas : elle se contrôle. Un écart entre l’inventaire et la valeur gelée n’est pas une variation informative, c’est un défaut — É si l’écart porte sur le corpus, X si l’inventaire est mal formé. Relèvent de ce régime les trois séries propres au banc 5, 71
DIV, 60SITEet 9RAC, gelées par le §7.5 de la charte et contrôlées par le volet « registre du banc 5 » de l’assertion AS-1, ainsi que le catalogue historique de S18, 114 divergences, 96 sites et 9 raccords, conservé séparément sans suppression d’obligation et contrôlé par le volet « catalogue historique » de cette même assertion : identité d’empreinte des pièces citées au §7.5, complétude de leur correspondance nominative et contrôle séparé de chacun des trois comptes historiques ; le croisement de la ligne 14 à onze divergences, dix sites, sept zones ; les vingt-trois sections de rappel et les onze, dix et dix titres de niveau 1, contrôlés par P6 ; les quatorze lignes de la matrice canonique ; les vingt-deux constats du relevé ; les dix-neuf entrées F du §5 de la charte, réparties par le verdict qu’elle porte en seize formulations historiques et trois motifs connexes ; les huit langues de la charte de traduction. Une session ne remesure pas ces valeurs pour les redécouvrir : elle vérifie que l’état les satisfait.Cardinalité dérivée du stade — valeur que le contrôle P1 recalcule à chaque passage à partir de sources déclarées, et qui n’est ni gelée ni informative : l’ensemble attendu de la session. Un écart y produit ARRÊT, non un régime.
Règle de départage. Une valeur est gelée si et seulement si une pièce normative ou un verdict d’auteur la déclare telle, nommément. À défaut de cette déclaration, elle est mesurée, donc en régime I. Aucune session ne gèle une valeur de son propre chef ; aucune session ne traite en mesure une valeur que la charte a gelée.
§5. Discipline des passes programmatiques
Deux types de passes, deux régimes.
- Passe de recherche — elle mesure. Elle ne porte aucune assertion d’unicité : le motif peut avoir zéro, une ou n occurrences, et c’est précisément ce que la passe établit.
- Passe de mutation — elle modifie. Elle porte une assertion d’unicité sur chaque cible.
Cinq obligations de toute passe de mutation, dans cet ordre, conformément au §7.3 de la charte :
- cible désignée par sa cible physique canonique — fichier, empreinte de l’état de référence, chemin structurel, intervalle ;
- cardinal attendu déclaré avant exécution ;
- arrêt sur écart : si le cardinal mesuré diffère du cardinal attendu, la passe s’arrête sans modification ;
- empreinte SHA-256 avant et après ;
- diff de la passe versé à la note de session.
Cardinal supérieur à un. Une mutation dont le cardinal attendu excède un est licite si les cibles sont énumérées une à une. Une passe globale sur une famille de motifs est interdite : elle détruirait les emplois légitimes que la famille capte.
Aucune mutation sur un état ARRÊT. La règle du §3.1 vaut sans exception pour les passes comme pour les bancs.
§6. Inventaire R7 de session
Toute coupe est déclarée et justifiée dans la note de session. Compter n’est pas lire : c’est la liste qui fait foi. Le présent paragraphe fixe le format de l’inventaire ; les champs, l’identité, les assertions et la clé de tri du registre sont au §10 de la charte.
Numérotation. L’inventaire est numéroté, un item par coupe, en une série continue propre à la session :
1,2,3, sans saut ni doublon. Le rang de la session, joint à ce numéro, désigne la coupe de façon stable dans toute trace ultérieure.Trois champs obligatoires par item : la source, la destination, le motif.
- Source — pour une source vivante, la cible physique canonique sur l’état de référence de la session ; pour une source historique, l’état source, la citation attestée reproduite au caractère près, et le localisateur source attesté au sens du §10.3 de la charte.
- Destination — le foyer d’accueil, ou la mention « aucune » pour une suppression pure. La mention « aucune » est une valeur, non une omission.
- Motif — la ou les règles invoquées : R2, R3, R4, doublon, hors base, R7, réparation documentaire (charte §10.1, qui en fixe l’emploi).
Vérification de la destination avant la coupe. Lorsqu’une destination est déclarée, sa présence, son empreinte et sa section d’accueil sont vérifiées avant l’exécution de la coupe, jamais après. Une coupe dont la destination n’est pas vérifiée vivante au préalable met l’entrée en X.
Format uniforme, sans exception. L’inventaire est porté sous un titre de section propre, à un niveau constant d’une session à l’autre. Les conventions divergentes des sessions antérieures ne font pas précédent : elles ont rendu tout recensement automatique non fiable, et c’est ce défaut que le présent format corrige.
Zéro coupe est une valeur. Une session qui ne coupe rien porte un inventaire à zéro item, explicitement déclaré. L’absence de section R7 n’est jamais recevable.
§7. Régime des fichiers
§7.1 Convention de nommage
- Pilotage —
e2_protocole.md,e2_charte.md,e2_registre_lexical.md,e2_note_d_insertion.md. - Volume d’architecture —
e2_architecture.md. - Tomes assemblés —
e2_tome_1.md,e2_tome_2.md,e2_tome_3.md. - Appareils —
e2_lexique_canonique.md,e2_charte_de_traduction.md. - Traces de session —
e2_s{n}_note_de_session.md, et les instruments de session souse2_s{n}_{objet}.md. - Chapitres, si une session en produit —
e2_t{tome}_{nn}_{titre_court}.md,nnétant l’ordre du document dans le tome et00le seuil. - Les fichiers sans préfixe
e2_sont l’édition 1. Le préfixe trie la base en deux mondes ; aucun autre marquage n’est nécessaire. - Jamais de suffixe de reprise. Aucun
-1,(1),_v2,_bis,_final,_copie. Le contrôle P4 de la charte les détecte par un test relationnel : un segment terminal n’est une reprise que si le nom privé de ce segment existe aussi dans l’ensemble actif. - Jamais de collision de noms normalisés. Deux noms qui ne se distinguent que par la casse, l’accentuation ou un séparateur sont une collision, que le contrôle P5 de la charte détecte.
§7.2 Trois classes de fichiers, strictement disjointes
Classe 1 — fichiers ajoutés. Pièces qui n’existaient pas dans la base et qui y entrent. Un ajout accroît le cardinal de la base de un. Il est déclaré nommément dans la note de session.
Classe 2 — fichiers remplacés sous le même nom. Pièces déjà présentes dont un nouvel état est livré. Un remplacement laisse le cardinal inchangé. Il est déclaré nommément, avec l’empreinte avant et l’empreinte après.
Classe 3 — fichiers intouchables. Aucune session ne les modifie, sous aucun prétexte :
- les huit sources de l’édition 1 ;
- les notes de session S1 à S17 ;
- les rapports de bancs S16 et S17 ;
- l’audit éditorial externe ;
- tout fichier
e2_non expressément inclus dans un lot validé.
Aucun fichier ancien de trace n’est jamais réécrit. Une trace qui se révèle inexacte donne lieu à un projet d’erratum au sens du §7.5 de la charte, consigné hors trace, jamais à une correction de la trace elle-même.
§7.3 Ce que « remplacer » signifie
Remplacer, c’est supprimer l’état antérieur de la base puis ajouter le nouveau sous le même nom, ou utiliser le mécanisme de version qui conserve l’identité du fichier. Jamais d’ajout parallèle suffixé.
Deux contrôles vérifient un remplacement, tous deux déjà normés par la charte : le cardinal relevé par P1 doit rester inchangé — un cardinal accru d’une unité signale un ajout parallèle, que P4 nomme ; et l’empreinte relevée par P2 doit être devenue celle du nouvel état.
La note de session déclare chaque remplacement explicitement, avec le nom, l’empreinte avant et l’empreinte après. Un remplacement non déclaré est une faute de dispositif, même s’il est correctement exécuté.
§7.4 Ensemble attendu et stade
L’ensemble attendu d’une session est indexé sur le stade atteint : il réunit la base énumérée par le manifeste d’intégrité de la session et les livrables de la session effectivement clos. Un livrable non encore produit n’appartient pas à l’ensemble attendu ; il y entrera au stade qui suit sa production. Il n’existe aucune catégorie « attendu mais provisoirement manquant ».
Le stade est fourni à l’invocation du contrôle P1, sans valeur par défaut, et borné par la liste ordonnée des livrables de la session.
Pour la branche corrective, la liste ordonnée est cumulative : aux six livrables de S18 succèdent, dans l’ordre, les notes e2_s19_note_de_session.md à e2_s23_note_de_session.md. Chacune entre dans l’ensemble attendu au stade qui suit sa clôture ; aucun manifeste ni prompt supplémentaire n’est créé.
§8. Bascule et arrêt
Une conversation égale une session. Aucune session ne s’étend sur deux conversations, aucune conversation ne porte deux sessions.
Arrêt et nouvelle conversation dans trois cas, et l’arrêt est immédiat :
- une prémisse tombe — un fait sur lequel la session s’est ouverte se révèle faux ;
- une valeur de matrice indispensable à la session tombe — une valeur normative que la session devait appliquer se révèle indécise, contradictoire ou rouverte ;
- le verdict d’intégrité passe à ARRÊT en cours de session.
Ce qu’un arrêt exige. La session consigne la cause nommée, l’état atteint, ce qui a été produit et ce qui ne l’a pas été, et une amorce de reprise qui porte la cause et le point d’arrêt. Elle ne livre aucun résultat de banc obtenu après la cause.
Report du reliquat. Si les validations chargent le contexte au point de menacer la qualité, la session livre ce qui est complet et reporte le reliquat, en le nommant dans l’amorce suivante. Livrer un reliquat dégradé est une faute ; le reporter n’en est pas une.
Ce qui ne provoque pas d’arrêt. Un désaccord instruit, une réserve déclarée avec sa condition de levée, un projet d’erratum, un banc en échec sur un lot circonscrit. Ces situations se traitent dans la session ; elles ne la brisent pas.
§9. Politique de version et traçabilité
§9.1 Versions des pièces à frontmatter
Six pièces portent un frontmatter avec version et
edition: 2 : e2_tome_1.md en
6.0.0, e2_tome_2.md en
2.0.0, e2_tome_3.md en
1.0.0, e2_architecture.md en
1.0.0, e2_lexique_canonique.md en
1.0.0, e2_charte_de_traduction.md en
2.0.0.
Règle en vigueur. Ces versions restent inchangées pendant toute la branche S18 à S23 et seront publiées telles quelles au premier dépôt. Aucun incrément, à aucun moment — ni pendant la branche, ni au dépôt.
Motif. Un numéro de version distingue deux états publiés. L’édition 2 n’a pas été déposée : les états intermédiaires de la branche ne sont lus par personne hors du chantier. Leur donner des numéros fabriquerait un historique fictif, et le premier dépôt sortirait à un rang dont les rangs antérieurs n’auraient jamais existé pour un lecteur. Les numéros posés en S16 et S17 sont déjà les bons : ils désignent la première édition publiée du corpus révisé.
Rôle de S23. S23 ne modifie aucun numéro. Elle consigne les empreintes SHA-256 finales des pièces déposées et confirme leur premier dépôt sous les numéros déjà portés. C’est un acte d’enregistrement, non de versionnage.
Ce qui porte la traçabilité pendant la branche. Les
empreintes SHA-256, relevées avant et après chaque
passe de mutation par le §5.2, et reportées en note de session. Deux
états d’un même fichier portent le même numéro mais jamais la
même empreinte : la distinction existe, portée par l’empreinte
et non par le numéro. La table de report du champ R7-D6 de
la charte associe l’empreinte de référence d’une déclaration à
l’empreinte courante.
Ce que cette règle ne prétend pas. Le numéro n’est pas informatif pendant la branche : pour savoir quel état d’une pièce on lit, il faut l’empreinte. C’est le coût de la règle, assumé, et couvert par l’obligation de report du §5.2.
§9.2 Traçabilité des pièces de pilotage
Quatre pièces de pilotage — e2_charte.md,
e2_protocole.md, e2_registre_lexical.md,
e2_note_d_insertion.md — ne portent aucun
frontmatter de version, et n’en recevront
pas.
Leur traçabilité repose sur trois appuis, tous en vigueur et suffisants :
- leur nom canonique, unique et sans suffixe, garanti par les contrôles P4 et P5 de la charte ;
- leurs empreintes SHA-256, relevées par P2 à chaque passage et reportées avant et après toute mutation ;
- les notes de session, qui déclarent chaque remplacement, son empreinte avant, son empreinte après et son motif.
Portée de la règle. Elle décrit l’état existant et ne modifie aucune pièce. Aucune session n’ajoute de frontmatter à ces quatre pièces pour appliquer le présent paragraphe : l’appliquer, c’est ne rien changer et reporter les empreintes.
§9.3 Report d’empreintes — obligation minimale
Toute session reporte, dans sa note :
- l’empreinte de chaque pièce qu’elle a remplacée, avant et après ;
- l’empreinte de chaque pièce qu’elle a ajoutée ;
- le cardinal de la base avant et après ses gestes ;
- le verdict d’intégrité rendu à l’ouverture.
Ces quatre reports sont le socle de la traçabilité de la branche. Ils ne se délèguent à aucun numéro de version.
§10. Cycle de la branche corrective S18–S23
§10.1 Table des sessions
Portée des deux dernières colonnes. Les pièces touchées délimitent l’autorisation de mutation de la session : aucune autre pièce ne peut être modifiée, et toute pièce hors de cette colonne relève de la classe 3 du §7.2 pour la durée de la session. Les pièces protégées nomment les pièces et les acquis qui doivent rester hors du lot : une convergence déjà établie, un foyer, une image, une coupe R7 inventoriée, une version posée. Une session qui touche une pièce absente de sa colonne, ou qui rouvre un acquis nommé dans l’autre, commet une faute de dispositif.
| Session | Objet | Constats traités | Pièces touchées | Pièces et acquis protégés |
|---|---|---|---|---|
| S18 | Intégrité de l’état, recevabilité des vingt-deux constats, matrice canonique, charte v2, protocole v2, dossier d’arbitrages, plan de branche, réparations certaines limitées | 1 à 22 instruits | e2_charte.md et e2_protocole.md, remplacés
; les six livrables S18, ajoutés ; les fichiers des lots A à C validés ;
ceux du lot D seulement après arbitrage |
Les huit sources de l’édition 1 ; les notes S1 à S17 ; les rapports
de bancs S16 et S17 ; l’audit éditorial externe ; tout fichier
e2_ hors lot validé |
| S19 | Convergence doctrinale : définition, familles, flux et temporalité | 5, 6, 10, 11 | e2_tome_1.md ; e2_architecture.md ;
e2_registre_lexical.md ;
e2_lexique_canonique.md |
e2_tome_2.md et e2_tome_3.md ;
e2_charte_de_traduction.md ;
e2_note_d_insertion.md ; la charte et le protocole, clos en
S18 ; les foyers, images, représentations et coupes R7 inventoriés |
| S20 | Convergence des actes, de l’identité et de la circulation | 7, 8, 9, 12, 15 | e2_tome_2.md ; e2_tome_3.md ;
e2_registre_lexical.md ;
e2_lexique_canonique.md ; e2_architecture.md ;
e2_charte_de_traduction.md ; la note de réédition, section
interne de e2_tome_1.md ; e2_charte.md,
§5, entrée F13 uniquement |
e2_tome_1.md hors sa note de réédition ; les
convergences acquises en S19 ; la charte hors son §5, entrée
F13, et le protocole en entier ; les foyers,
images, représentations et coupes R7 |
| S21 | Bornage factuel et modal, et vérification du lot archéologique de S18 | 1, 2, 3, 4, 16 | Les trois tomes, dans leurs énoncés portant une déduction et dans
leurs trois bibliographies raisonnées ; e2_architecture.md,
§1, thèse 11 uniquement, et §6, §7 et §8 |
e2_registre_lexical.md ;
e2_lexique_canonique.md ;
e2_charte_de_traduction.md ; les convergences de S19 et S20
; la réparation archéologique de S18, qui se vérifie et ne se refait
pas |
| S22 | Lisibilité : charge du tome 1, reprises hors foyer, fonction des vingt-trois sections de rappel | 17, 18 | e2_tome_1.md en priorité ; les vingt-trois sections de
rappel des trois tomes |
Le bornage factuel établi en S21 ; les foyers ; le titre singulier « Repères conceptuels » ; les images, représentations et coupes R7 ; les seuils de charge, qui restent diagnostiques |
| S23 | Appareil et clôture : six bancs finaux, note d’insertion, dépôt | 13, 14, 19, 20, 21, 22 | e2_lexique_canonique.md ;
e2_charte_de_traduction.md ; les trois bibliographies
raisonnées ; la note de réédition ;
e2_note_d_insertion.md |
Le corps des trois tomes hors bibliographies et note de réédition ; les acquis de S19 à S22 ; les versions posées, qui ne bougent pas, conformément au §9.1 |
Deux règles qui bordent cette table. Une pièce touchée par plusieurs sessions ne l’est jamais pour le même objet : la colonne « objet » borne ce que la session y modifie. Et une pièce protégée par une session peut être touchée par une autre : la protection vaut pour la durée de la session, non pour la branche entière, sauf mention contraire dans la colonne.
§10.2 Règle de non-recommencement
Quand un constat reçoit une réparation limitée en S18 puis réapparaît dans une session ultérieure, cette session vérifie la réparation et traite le reste du constat. Elle ne recommence pas le même geste. La vérification est portée à la note, avec son résultat ; le reste est traité comme un lot ordinaire.
§10.3 Ordre et report
L’ordre S18 → S19 → S20 → S21 → S22 → S23 est contraint : chaque session présuppose les convergences établies par les précédentes. Une session ne précède jamais ce qu’elle présuppose.
Un lot reporté d’une session à la suivante est nommé dans l’amorce, avec son objet, son coût estimé et la raison du report. Un report non nommé est une perte.
§10.4 Ce que S23 clôt
S23 exécute les six bancs de la charte sur l’ensemble du corpus, met à jour la note d’insertion, consigne les empreintes finales et confirme le premier dépôt selon le §9.1. Elle ne clôt la branche que si le résultat agrégé de chaque banc est conforme ou conforme avec réserves, chaque réserve portant sa condition de levée.
Note de coupe — deux blocs du protocole v1
Deux blocs du protocole v1 gouvernaient des objets que la charte gouverne déjà. Ils sont retirés et renvoyés, symétriquement à la coupe du §7 de la charte v1, dont le présent protocole reçoit la matière au §3.
Le préambule « Arbitrages en vigueur », qui énumérait les arbitrages actés — édition et bump majeur, option A, seize formulations, B8, menace de la trace, douze thèses, pistes, formule prudente. Destination :
e2_charte.md§2, qui les porte au mot près. Motif : doublon de source ; deux pièces gouvernaient le même objet.Le §6 « Règles d’épuration R1–R7 », qui les reproduisait intégralement. Destination :
e2_charte.md§3, qui les porte avec la lecture fonctionnelle de R2 et le renvoi de R7 au registre. Motif : doublon de source.
Aucun contenu n’est perdu : les deux destinations sont vivantes et vérifiées. Ces deux coupes sont inscrites à l’inventaire R7 de la session S18, au format du §6.
Trois blocs sont en outre périmés et refaits : la table des sessions S0 à S17, remplacée par le §10.1 ; le kit de démarrage à neuf fichiers, sans objet depuis que la base en porte quarante-deux ; et l’amorce S1, artefact d’une session close, dont la matière historique demeure dans la note de session S1, intouchable.