Lexique canonique
L’ontologie processuelle de la donnée, terme à terme
Conçu et dirigé par David Bories — Albi, France.
Rédigé en utilisant l’intelligence artificielle générative.
Seconde édition — Version 1.0.0 — Août 2026
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Lexique canonique
Ce lexique est la source définitionnelle unique du corpus : une entrée par concept, sa définition, son foyer, son statut. Son périmètre définitionnel principal est le noyau trilogique — les trois tomes — ; les entrées d’apparat, qui vivent au volume d’architecture, et les entrées satellitaires, dont le foyer est hors de la trilogie, y sont conservées et portent un statut explicite qui les distingue du noyau ; toute entrée sans marque de statut relève du noyau. En cas de doute sur un terme, c’est lui qui tranche ; pour le développement complet, il renvoie. Un terme absent d’ici est hors-corpus.
Les entrées de la seconde édition portent leur définition arbitrée telle quelle : elles sont un peu plus longues que celles de la première, et cette longueur est voulue — c’est le texte qui fait foi terme à terme. Les renvois se font par titre de document. Les formalismes — vecteur d’état, temps opérationnels, paquet de persistance — vivent au volume d’architecture et n’ont ici qu’une entrée de renvoi.
La fabrication
Flux du réel — Le réel en écoulement, qui excède toujours les découpages qu’on y opère — sa continuité et son inépuisabilité décrivant des cas importants, non des axiomes, et son indifférence se disant du référent préexistant de l’observation — et qui ne s’interrompt jamais pour se laisser compter ; avant toute mesure, le monde est déjà en train de passer. Son statut exact (un choix de regard, non un dogme) est fixé par la préface d’édition. (Trilogie, tome 1 ; fond.)
- Prélèvement — Le geste qui détache du flux un fragment et le fixe
- un endroit, un instant, une manière de mesurer. Il porte une intention, des critères, un point de vue ; on ne collecte pas des données, on les prélève. (Tome 1 ; fond.)
Acte d’inscription — Le moment où quelqu’un perçoit, distingue, vise un fragment du réel et l’inscrit sur un support : c’est lui qui fait naître la donnée. Acte intentionnel et situé — l’intention pouvant être déléguée à un instrument sans s’y dissoudre. (Tome 1 ; Lecture humaine, lecture automatique* ; fond.)*
Non-prélevé — Tout ce que le choix d’annoter exclut : inscrire, c’est retenir une chose et en laisser filer mille. Le non-prélevé ne laisse pas de donnée, mais il pèse sur ce que les données peuvent dire. (Tome 1 ; fond.)
- Trace — Du réel lisible ; pas encore une donnée. Trois caractères
- causée (aucune intention ne préside à sa formation), physiquement liée à ce qui l’a produite, lisible mais non lue. (La trace et le lecteur* ; volume d’architecture ; fond.)*
Ingestion aveugle / ingestion déléguée — Deux régimes de l’acte confié à un instrument. Aveugle : le flux entre par simple absorption, sans intention, sans critère, sans trace — négation du prélèvement, proscrite ; ce qui entre est une trace, non une donnée. Déléguée : un prélèvement mandaté, dont l’intention et les critères sont posés d’avance et dont le choix est consigné. La ligne ne passe pas par l’automatisme, mais par la présence d’une condition et d’une trace. (Lecture humaine, lecture automatique, section « L’ingestion aveugle et l’ingestion déléguée » ; fond.)
Donnée — Une entité constituée par une opération réglée — observationnelle, institutionnelle ou dérivée —, historiquement individualisée, relationnellement maintenue ; la circulation en est un régime fréquent et structurant, non la destination universelle ; le prélèvement daté, fixé par un acte d’inscription, en est la voie observationnelle. Son existence ne doit rien à la lecture : une donnée que nul ne lit demeure constituée — non actualisée, et muette pour ce lecteur-ci. (Trilogie ; fond.)
- Corpus de référence — Ce qui entoure la donnée et la rend lisible
- ses critères, son contexte, son vocabulaire. Une donnée est une phrase ; le corpus est la grammaire qui la rend lisible. (Tome 1 ; volume d’architecture ; fond.)
Fraîcheur — La proximité de la donnée au présent du monde. Elle ne se rattrape pas : on ne rajeunit pas une donnée, on en prélève une autre. (Tome 1 ; fond.)
Péremption — L’écart qui grandit entre la donnée, restée immobile, et le monde, qui a continué. Une relation, non une altération : la donnée ne se gâte pas, le réel s’éloigne. Sa vitesse dépend du morceau de monde prélevé. (Tome 1 ; fond.)
Les trois âges — Fraîche, mûrissante, d’archive : le vieillissement subi de la donnée, vu du côté de l’écart qui se creuse. À articuler avec les trois rapports au flux (ci-dessous), qui en sont la mise en œuvre réglée. (Le flux et l’annotation* ; fond.)*
Sources stables / source stable entretenue — Données dont le réel dérive si lentement qu’on peut bâtir dessus : une longue durée, non une éternité. Entretenue : tenue accordée au réel par un soin délibéré (le convenu, l’armature). (Tome 1 ; notes complémentaires ; fond.)
Flux d’observation — Une série réglée, cadencée, de prélèvements sur un même fragment de réel : là où un seau ne donnait qu’un instant, le canal redonne un courant. (Tome 1 ; fond.)
Canal — Le tracé maîtrisé d’un flux d’observation : on peut le suivre, le remonter à sa source, le relier à d’autres, le confier, le combler. Plus pauvre que le fleuve, mais à soi. (Tome 1 ; fond.)
Cadence — Le rythme des prélèvements, qui compense la péremption de chaque goutte par le renouvellement de l’ensemble. (Tome 1 ; fond.)
Optimum observationnel — Pour tout flux d’observation, il existe un réglage optimal — ni trop prélever, ni trop peu. Énoncé d’existence, exposé à la réfutation. (Creuser le canal, « L’optimum dépend du contexte du sujet observé » ; fond.)
Donnée consolidée — Le grain informationnel synthétique extrait d’un flux d’observation (moyenne, total, exact et sans saut), réutilisable au-delà de l’acte qui a produit ses sources. Espèce du genre dérivée. (Le flux et l’annotation* ; fond.)*
Donnée vraisemblable — Une donnée garantie non par le réel mais par un modèle : l’hypothèse que le réel a continué de se comporter comme le modèle le décrit. L’acte de prélèvement demeure ; l’objet change. Espèce du genre dérivée. (Les deux temps de la donnée* ; fond.)*
Établi — le lieu où l’artisan tient son œuvre et inscrit ses actes ; chaque établi tient son propre journal. Un artisan peut avoir plusieurs établis (celui de l’atelier, celui du chantier) ; un même appareil peut en porter plusieurs. Les établis d’un même artisan convergent par rejeu d’actes. À distinguer du poste (le serveur souverain de la donnée) et de l’atelier (l’atelier d’agents). Entrée héritée de la première édition, reprise au mot près de l’entrée homonyme de son lexique canonique, section « La fabrication ». Aucun document des trois tomes ni le volume d’architecture n’en fait un foyer ; la seconde édition la tient, par décision de périmètre, pour une entrée satellitaire.
Les trois intentions — Ce qui fait de la constitution un acte réglé et imputable sans exiger un vouloir conscient à chaque inscription. L’intention de dispositif — pourquoi le système de captation a été conçu : l’intention déposée dans l’instrument, le protocole, l’institution. L’intention d’occurrence — un agent décide-t-il de produire cet enregistrement-ci. L’intention d’usage — pourquoi une marque est traitée comme donnée maintenant, jusqu’au résidu capté sans dessein que l’usage recrute. Portées par des acteurs différents, à des moments différents : une donnée peut être intentionnellement structurée sans être voulue occurrence par occurrence. (La trace et le lecteur, « Causé contre voulu » ; fond.)
Traçabilité différentielle — Le statut exact de la lisibilité du réel : de nombreux processus marquent, mais aucune marque n’épuise sa cause et aucune traçabilité totale n’est garantie. Quatre degrés se distinguent — marquage causal, trace conservée, trace accessible, trace interprétable — et l’équivoque demeure possible : des processus différents laissent des marques semblables. « Aucune connaissance n’a d’autre voie que la trace » demeure ; « tout est lisible, partout » tombe. (La trace et le lecteur* ; fond.)*
Les trois familles de constitution — Trois manières pour une donnée de naître. Observationnelle : d’un prélèvement sur le monde — une interaction laisse une trace, l’acte la constitue en résultat sous des critères. Institutionnelle : d’un acte qui institue — sous une règle constitutive, l’enregistrement participe à faire le fait social qu’il inscrit. Dérivée : d’autres données, par une opération réglée. Le prélèvement de mesure cesse d’être le prototype implicite de toute donnée ; les chaînes réelles tressent les trois familles. (Le flux et l’annotation* ; fond.)*
Donnée institutionnelle — Née d’un acte qui institue plutôt que d’une mesure : le mariage inscrit, le vote compté, le titre enregistré, le solde arrêté. Sous la règle constitutive, l’inscription ne décrit pas un phénomène indépendant — elle participe à faire exister le fait qu’elle enregistre. Sa vérité ne se vérifie pas contre le monde ; elle se conteste devant la règle et l’autorité qui l’ont instituée. Sa provenance nomme l’acte, la règle, l’institution. (Le flux et l’annotation* ; fond.)*
Donnée dérivée (genre) — Née d’autres données par une opération réglée : données parentes, modèle ou transformation, résultat nouveau, provenance nouvelle. Genre dont le corpus tient déjà trois espèces — la consolidée, la vraisemblable, le récit au sens technique. La famille s’étend : correction, annotation, classification, estimation, prédiction, donnée synthétique — et la traduction selon les invariants déclarés : altérés, descendant ; préservés, occurrence nouvelle du même datum, l’opération et le texte source inscrits dans la provenance dans les deux cas. Toute dérivée ouvre une filiation ; sa provenance inclut le modèle et les données parentes. (Le flux et l’annotation* ; mécanique de filiation aux Propriétés du mouvement ; fond.)*
Validité pour un usage — Ce que la péremption devient une fois décomposée : non une loi uniforme du vieillissement, mais une relation. Une donnée est valide pour un usage — fonction de l’objet visé, de la question posée, de l’instant, de la tolérance admise. La même inscription peut être périmée pour l’alerte et exacte pour l’histoire : l’énoncé qui porte sur le passé ne vieillit pas comme celui qui prétend dire le présent. (Les deux temps de la donnée* ; fond.)*
La circulation
Acte d’échange — Le deuxième geste fondateur, symétrique à l’acte d’inscription : humain, intentionnel, situé, daté et non répétable, porteur d’un coût et d’une responsabilité propre, celle de la mise en circulation. Il étend la disponibilité et la possibilité d’usage ; il n’accomplit ni la donnée ni la lecture. (L’acte d’échange* ; fond. Héritage de la première édition.)*
Support de transport — Ce qui porte la donnée hors de son lieu de naissance, en trois fonctions minimales : déplacer, transmettre, rendre accessible. La reprise ne repose pas sur un troisième support : elle exige des conditions de reprise interprétative. (L’acte d’échange* ; fond. Héritage de la première édition.)*
Fixation — Ce qui rend le mouvement possible : la donnée navigue parce qu’elle est fixée. Le contenu ne bouge pas ; l’inscription se déplace avec son support, ou est dupliquée vers un second support. (Tome 2 ; fond.)
Copie sans division — Transmettre une donnée par duplication — le mode dominant —, c’est la copier : les porteurs se multiplient, la donnée reste une ; déplacer le support qui la porte la transmet sans la copier. Communs et fuite irréversible sont la même loi vue de deux côtés. (Tome 2, manifeste ; fond.)
Navigation spatiale / navigation temporelle — Les deux trajets de tout transport : le support qui change de lieu (voulu, dirigé) ; le réel qui s’éloigne pendant le trajet (subi). Transporter, c’est toujours aussi laisser vieillir. (Tome 2, manifeste ; fond.)
Fidélité (du transport) — La donnée est-elle arrivée intacte, et accompagnée de ce qui la rend lisible ? Une donnée peut arriver entière et pourtant illisible, détachée de son corpus. (Tome 2 ; fond.)
Propagation — L’agrégat des transports : la donnée présente en plusieurs lieux par la somme des actes qui l’ont portée. Propager la donnée n’est pas propager la connaissance : la part du lecteur ne voyage pas avec elle. (Transport et propagation* ; fond. Héritage de la première édition.)*
Torrent / sur-débit — Le régime où il passe devant chaque lecteur infiniment plus de données qu’il n’en pourra jamais recevoir. (Tome 2, manifeste ; fond.)
Boucle d’auto-amplification — La circulation qui engendre davantage de circulation ; la trilogie lui reconnaît deux moteurs. Énoncé exposé à la réfutation. (L’auto-amplification* ; fond.)*
Sagesse collective — Le dosage des lectures porté au niveau d’un collectif : qui cadre quoi, qui délègue à qui, ce qu’on consent ensemble à ne pas lire — en sachant que l’abstention n’y est jamais neutre. Niveau réflexif : le collectif se donne les moyens de savoir ce qu’il lit et ce qu’il ne lit pas. (L’auto-amplification, tome 3 ; fond.)
Datum d’origine — Ce que l’acte d’inscription fait naître et que toute copie instancie : le prélèvement daté, identifié par son origine — quel acte, sur quel fragment du réel, sous quels critères — et non par le nombre de ses porteurs. Les occurrences se multiplient ; le datum d’origine demeure un. (Les propriétés du mouvement* ; fond.)*
Occurrence — L’inscription singulière d’un datum sur un support, en un lieu, à un instant : ce qui se compte quand on copie. Transmettre par duplication multiplie les occurrences ; le datum reste un — la copie sans division, vue du support ; déplacer un support porteur transmet la même occurrence sans la multiplier. Une occurrence advenue ne se rature pas : la révision est une inscription nouvelle. (Les propriétés du mouvement* ; fond.)*
Filiation — Le lien de descendance entre data : une transformation — correction, agrégation, inférence, résumé, traduction altérant un invariant déclaré — produit, d’un datum parent, un datum nouveau ; la traduction qui préserve les invariants n’est qu’une conversion fidèle, occurrence nouvelle du même datum, l’opération et le texte source inscrits dans la provenance dans les deux cas. Descendant, non copie : la copie multiplie les occurrences d’un même datum ; la transformation ouvre une filiation. (Les propriétés du mouvement* ; fond.)*
Provenance — Ce que la donnée doit pouvoir dire de sa fabrique : de quel acte elle est née, par quelles opérations et quelles mains elle est passée. Constitutive, non décorative : sans elle, l’identité et l’imputabilité perdent pied. Pour une dérivée, elle inclut le modèle et les données parentes. (Les propriétés du mouvement* ; fond.)*
Conditions de reprise interprétative — Ce que le troisième acte requiert et qu’aucun support homogène ne fournit. Pour qu’une donnée transmise soit reprise — lue à l’autre bout —, il faut ensemble : une occurrence atteignable, un code vivant, une interface praticable, un corpus de référence, des compétences, une communauté, un corps. La fixation a son support, le transport a le sien ; la reprise n’a pas un support — elle a des conditions. Leur perte fait descendre la donnée le long de l’échelle. (L’acte d’échange* ; fond.)*
La réception
Acte de lecture — L’acte par lequel un lecteur situé produit un sens d’une donnée parvenue. Il actualise ; il ne refonde pas l’existence de la donnée, et ne porte que sur de l’inscrit déchiffrable, jamais sur la trace brute. Lire ne réactive rien et ne produit rien : inscrire ce qu’on a lu est un acte consécutif, distinct. (L’acte de lecture* ; fond.)*
Seuil de sortie — Ce qui suit la lecture sans en faire partie : inscrire, calculer, dire, agir — ou rien. Actes consécutifs, distincts de l’acte de lecture, qui ne produit rien par lui-même. (L’acte de lecture* ; fond. Héritage de la première édition.)*
Position située de reprise ou de traitement — Place fonctionnelle et bornée dans la chaîne, d’où une donnée parvenue est reprise, traitée ou relayée ; nulle lecture n’est de nulle part, et le lecteur universel est une contradiction dans les termes. Un humain ou une machine peut l’occuper ; l’occuper ne fait pas de la machine un lecteur effectif. (Lecture humaine, lecture automatique* ; fond.)*
Lecteur effectif — L’agent pour lequel un sens s’actualise : celui dont la lecture, dans une situation, fait d’une donnée parvenue un sens vivant. Une machine occupant une position située de reprise ou de traitement n’est lecteur effectif que si un sens s’actualise pour elle, possibilité que la trilogie ne tranche pas ; à défaut, elle traite, classe ou relaie. L’imputabilité demeure aux agents et institutions qui conçoivent, délèguent, retiennent et utilisent ses résultats. (Lecture humaine, lecture automatique* ; fond.)*
Fenêtre — La portion bornée de ce qui défile, découpée par ce que le lecteur est. Elle n’enferme pas : elle rend la lecture possible — c’est parce qu’elle découpe qu’elle montre. Les instruments la déplacent, ne l’abolissent jamais. (Le lecteur situé* ; La trace et le lecteur ; fond.)*
Part du lecteur — Ce qu’il faut au receveur — le temps, le moyen, le code — pour que le voyage s’accomplisse. Elle ne se transporte pas avec la donnée ; la rendre praticable est une condition de la remise. (Tome 2, tome 3 ; fond.)
Donnée muette — Une interprétation existe, mais ce lecteur-ci ne la possède pas. État relatif et réversible : muette pour moi aujourd’hui, parlante pour un autre, ou pour moi demain. (Tome 3, manifeste ; fond.)
Donnée morte — Plus aucun lecteur, nulle part, ne peut l’interpréter : la clé s’est éteinte. Idéal-limite : seule la trace demeure, et s’en saisir un jour serait un nouvel acte d’inscription, sous une autre description. (Tome 3, manifeste ; fond.)
Les trois chemins (façons de ne pas actualiser) — Pourquoi une donnée n’est pas lue : l’incapacité (remédiable — le référent, sans forcer les secrets), le désintérêt (affaire de posture), la péremption rapide (sort normal d’une immense part du produit quotidien). Toutes les données non lues ne sont pas des échecs. (Le sur-plus, manifeste ; fond.)
Les trois postures — Cadrer (choisir sa fenêtre), déléguer (hériter de la fenêtre d’un autre), accepter (consentir lucidement à ce qui échappe). Leur dosage engage la probité du lecteur : savoir ce qu’on lit, ce qu’on ne lit pas, ce qu’on a remis à un autre. (Les trois postures, manifeste ; fond.)
Référent — Quiconque, sur le sujet auquel renvoie une donnée, en sait plus que le lecteur qui bute. Position relative, non fonction instituée ; c’est elle qui fonde le recours. (Tome 3 ; fond.)
- Artisan de la donnée — Le référent du domaine propre de la donnée
- prélever avec probité, régler un canal, juger une fraîcheur, cadrer une fenêtre. Une proposition, non un acquis : le métier n’existe pas encore ; la trilogie en appelle la création. (Voie ouverte à Transport et propagation, nécessité établie au Lecteur qui se sait* ; référentiel dans le volume Artisan de la donnée, où il porte aussi le nom de canalier ; fond pour la nécessité, forme pour le référentiel.)*
Péremption d’état / durée limite d’utilisation — La première mort n’est pas un instant mais un seuil : le point où l’écart au réel excède ce que l’usage tolère — c’est le franchissement du seuil pour un usage donné (voir validité pour un usage). Intrinsèque quand l’objet la fixe, tenue par défaut d’âge sinon ; son réglage est un geste d’atelier (Données techniques, ch. 5). (La trace ou la donnée* ; fond pour le principe, forme pour le réglage.)*
Les trois rapports au flux — Fraîche (sert l’acte), consolidée (sert le bilan : sa part sommable a été extraite), péremptée (sert la mémoire : fenêtre refermée, inscription subsistante). États réglés que l’œuvre donne au vieillissement — la mise en œuvre des trois âges. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Donnée péremptée — La donnée dont la fenêtre de lecture s’est refermée sur le présent ; lisible encore, donc rouvrable. Péremptée (état réglé) et non simplement périmée (écart continu). (Tome 3 ; fond.)
Récit (sens technique) — L’inscription consécutive à la relecture d’une donnée péremptée : une donnée nouvelle, forme avec perte assumée, qui rend le sens relisible et diffère la seconde mort. La preuve, elle, reste au consolidé. Espèce du genre dérivée. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Saut systémique — Le changement d’échelle qui change la nature : ce que le LLM fait subir au stockage (notes complémentaires) et à la réception (Le canal et les ateliers, ch. 10). (Creuser le canal, « Partie VII — Le saut systémique » ; mixte.)
L’échelle de la donnée — Cinq états cumulatifs, relatifs à un lecteur et à un instant : constituée → accessible → intelligible → actualisée → opérante. Une donnée peut être constituée sans être accessible, accessible sans être intelligible, intelligible sans être lue, lue sans rien nourrir. L’échelle remplace la retombée en trace partout — sauf au cas-limite : la donnée morte. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Donnée constituée — Ce que l’acte d’inscription fait exister : un résultat produit et stabilisé selon une règle, daté, pourvu de sa provenance. Son existence ne doit rien à la lecture : une donnée que nul ne lit demeure constituée — non actualisée, jamais retombée en trace. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
- Donnée accessible — Constituée, et atteignable pour ce lecteur-ci
- une occurrence disponible, un chemin praticable, un accès ouvert. Relative au lecteur, au lieu, à l’instant — la part du lecteur, vue de la donnée. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Donnée intelligible — Accessible, et lisible pour une communauté : le code, le corpus de référence, les compétences y sont vivants. Relative encore : inintelligible pour ce lecteur-ci, elle est sa donnée muette ; inintelligible pour tous, elle est la donnée morte, idéal-limite. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Donnée actualisée — Lue : un lecteur situé en a effectivement produit un sens dans une situation. L’actualisation est un acte, non une mise à jour ; c’est elle — et elle seule — que la lecture ajoute à la donnée. (La trace ou la donnée* ; fond.)*
Donnée opérante — Actualisée, et passée dans le monde : sa lecture a contribué à une inférence, une coordination ou une action. Le réel modifié rendra de nouvelles traces — c’est ici que la boucle se referme. (La trace ou la donnée* ; boucle au Lecteur qui se sait ; fond.)*
Donnée re-circulante — Donnée réellement produite par inscription automatisée, mais que nul humain ne lit, et qui tourne entre les machines sans franchir le seuil de la lecture. Elle est constituée — d’une intention héritée — et demeure non actualisée. (Lecture humaine, lecture automatique* ; fond. Reprise, renommée, de l’entrée correspondante de la première édition : l’automate produit des données, non des traces.)*
Responsabilité de la chaîne — Ce que devient l’ontologie quand la boucle se referme : une ontologie de la responsabilité de la chaîne, non de la seule matérialité de ses maillons. Quand la donnée opérante nourrit l’action et que le réel modifié rend de nouvelles traces, la responsabilité ne loge en aucun maillon seul — elle court du dispositif réglé à l’acte qui constitue, de la transformation à la lecture, de la lecture à la décision. Chaque maillon répond de son geste et transmet au suivant de quoi répondre ; la provenance est la forme documentaire de cette responsabilité. (Le lecteur qui se sait* ; fond.)*
- Probité décomposée — La probité de l’artisan, rendue décomposable
- probité de la constitution, de la conservation, de la sélection, de la transformation, de la présentation, de l’inférence, de l’usage. Sept lieux où l’on peut répondre — ou faillir — séparément : une chaîne peut être probe en constitution et fautive en présentation. Le régime de preuve — chaîne de garde, corroboration — en est l’horizon pratique. (Le lecteur qui se sait* ; fond.)*
L’œuvre et son entretien — entrées satellitaires
Neuf entrées dont le foyer est hors de la trilogie — notes complémentaires, SGQA, Données techniques, Le canal et les ateliers —, conservées et créditées ; leur renvoi terminal est une provenance satellitaire déclarée, non un foyer résolu. L’entrée « Établi », de même statut, demeure à sa place à « La fabrication ». Elles ne relèvent pas de l’obligation de couverture des tables de traduction ; les équivalents que la charte de traduction conserve pour certaines y demeurent au titre des volumes satellites, comme le canalier.
Convenu — Le langage partagé dans lequel une activité prélève, et par lequel sa donnée devient lisible d’un autre : une source stable entretenue. (Satellite — Notes complémentaires, SGQA ; mixte.)
Enveloppe — La qualité comme entretien du convenu : ce qui enveloppe les prélèvements d’une activité et les tient accordés au langage partagé. Sans rapport avec les enveloppes-bulles d’argile de l’histoire (tome 1), qui sont des objets, non un concept. (Satellite — Notes complémentaires ; mixte.)
Armature — Le canal creusé dans les sources stables : les types et formats prélevés dans le convenu. Elle se versionne et se révise, délibérément, quand la convention se déplace. (Satellite — Notes complémentaires, Données techniques ; mixte.)
Matrice de métier — La modélisation du travail propre : l’enchaînement conditionné des états de l’ouvrage — dans quel ordre ils se suivent, sous quelle condition l’on passe de l’un au suivant —, écrite par l’artisan seul, ajustée à l’optimum observationnel, par où il pilote son activité sur la trajectoire tracée. Elle borde le cœur de métier, elle ne le dicte pas : le parcours de l’ouvrage, jamais le geste. À distinguer de la matrice de gestion (les relations d’une activité) et de la matrice de soutien (la part automatisable, commune et générique). (Satellite — SGQA section III ; fond pour le principe, forme pour tout diagramme qui l’illustre.)
Point de couture — La jointure du générique (le convenu, le registre commun) et du métier (le geste propre) : là où un prélèvement générique — une commande acceptée — devient la tête d’un processus de métier dont chaque état traversé est un acte d’inscription daté dans le canal du métier. Lieu de la donnée de plus haute valeur (le « comment elle fait ») ; le seuil de modélisation appartient à l’artisan. (Satellite — SGQA section III ; fond pour le principe, forme pour son incarnation logicielle.)
Portante / portée — La portante a une fenêtre de lecture propre ; la portée n’existe que par elle : elle naît, circule, passe en péremption et descend en grappe avec sa portante. La marque de la dépendance est le partage de sort. (Satellite — Notes complémentaires ; mixte.)
Référence (l’arête) — Le lien qui ne noue pas l’existence : deux données autonomes qui se désignent sans dépendre l’une de l’autre — à distinguer de la portée. (Satellite — Notes complémentaires, Données techniques ; mixte.)
Réserve — Le double figé de l’œuvre, retiré du cycle d’usage (non du flux : il n’existe aucun hors-flux), écrit une fois, jamais réécrit, mobilisé seulement pour rétablir ; tenu par générations tournantes. (Satellite — Données techniques ch. 9 ; forme.)
Donnée à haute valeur — Bien prélevée, bien datée, bien tracée (définition canonique : SGQA, avant-propos). C’est elle qui vaut d’être partagée : fiable, située dans son corpus de référence, de fraîcheur connue. (Satellite — SGQA ; mixte.)
L’apparat
Trois termes vivent au volume d’architecture et n’ont ici qu’une entrée de renvoi : les tomes n’en supposent rien.
Vecteur d’état — L’état d’une donnée pour un lecteur, un instant, un usage, décomposé en sept composantes indépendantes : existence d’une occurrence, fixité, intégrité, authenticité et continuité de provenance, accessibilité, intelligibilité, validité. Chacune évolue sans entraîner les autres ; les deux morts demeurent, dans les tomes, les images de ses effondrements typiques. (Volume d’architecture ; apparat — zéro occurrence en tome.)
Temps opérationnels — Le déploiement opérationnel des deux régimes de temps : événement, observation, inscription, traitement, transmission, réception, lecture, action. Coïncidents dans le dispositif simple, divergents dans les infrastructures réelles — l’ordre causal ne se confond pas avec l’ordre des horloges, et le temps du processus se documente : il ne se suppose pas unique. (Volume d’architecture ; apparat — une mention unique en prose au tome 1.)
Paquet de persistance — Ce qu’est un datum durable : non un couple valeur-support, mais un paquet — contenu, occurrence, encodage, schéma, provenance, contexte, information de représentation, conditions d’accès, régime de validité — destiné à une communauté qui saura le lire. La perte d’une couche ne détruit pas toujours le tout ; elle réduit ce que la donnée peut soutenir. (Volume d’architecture ; apparat — zéro occurrence en tome.)